À LIRE À LA PAUSE – LA PAUSE AU TRAVAIL : MESURE DE PRÉVENTION ESSENTIELLE NÉGOCIÉE

La pause au travail : une mesure essentielle de prévention négociée dans notre convention collective

Sur les chantiers de construction, la santé et la sécurité reposent sur bien plus que les équipements et les procédures. Elles dépendent aussi de conditions de travail qui permettent à nos membres de demeurer vigilants, concentrés et aptes à opérer de façon sécuritaire.

Parmi ces conditions, la pause occupe une place centrale.
Ce n’est ni un luxe ni une faveur : c’est une mesure de prévention SST reconnue et un droit négocié dans votre convention collective.

Article 21.13 de la convention génie civil et voirie.


Ce que démontrent les études en santé et sécurité

Les recherches en santé et sécurité du travail, en ergonomie et en prévention sont sans équivoque : l’absence de pauses adéquates augmente de façon mesurable les risques d’accidents, y compris chez les travailleurs expérimentés.

La fatigue : un facteur de risque documenté

  • La fatigue est identifiée comme facteur contributif dans plus de 13 % des blessures au travail.
  • Elle est fréquemment citée dans les analyses d’accidents graves et mortels comme élément aggravant.

Ces accidents ne surviennent pas par manque de compétence, mais parce que la fatigue altère temporairement le jugement, la vigilance et les réflexes.


Une baisse mesurable de la vigilance

Les études démontrent que :

  • après 2 à 4 heures de travail continu, votre temps de réaction est plus lent;
  • la capacité d’anticipation diminue;
  • les erreurs d’inattention deviennent plus fréquentes.

En contexte de machinerie lourde, de circulation sur chantier ou de coordination avec d’autres corps de métier, une fraction de seconde peut suffire pour qu’un oups devienne un accident grave.


Les pauses réduisent concrètement les risques

Les données démontrent également que :

  • les travailleurs qui prennent des pauses adéquates présentent une période significativement plus longue sans blessure;
  • l’omission fréquente des pauses est associée à une augmentation de la fatigue, de l’épuisement et des erreurs opérationnelles;
  • près de 30 % des travailleurs déclarent sauter régulièrement leurs pauses, ce qui accroît les risques pour eux-mêmes et pour les autres à pied d’oeuvre.

Une surcharge cognitive souvent invisible

Même lorsque l’effort physique semble modéré, le cerveau demeure sollicité en continu :

  • vigilance constante;
  • prise de décisions rapides;
  • coordination avec la machinerie et l’environnement.

Sans pause, cette surcharge cognitive s’accumule et augmente significativement le risque d’erreur humaine.


La pause : un droit collectif négocié

Les pauses ne sont pas un accommodement individuel.
Elles sont un élément négocié de la convention collective, précisément parce qu’elles constituent :

  • une mesure de prévention reconnue;
  • un outil concret de gestion de la fatigue;
  • un moyen de réduction des risques d’accidents.
  • une période pour lire les articles écrits par votre Local.

À ce titre, prendre sa pause fait partie intégrante du travail sécuritaire et ne doit jamais être perçu comme un frein à la productivité, parce que toutes les études disent au contraire que de ne pas la prendre réduit la productivité, en plus d’augmenter significativement les risques.


Un message clair pour les chantiers

Prendre sa pause, ce n’est pas ralentir le chantier.
C’est protéger sa sécurité et celle des autres.

Un travailleur reposé est :

  • plus attentif;
  • plus sécuritaire;
  • plus efficace.

La production ne doit jamais se faire au détriment de la santé et de la sécurité.


L’engagement du Local 791

Le Local 791 :

  • rappelle que les pauses sont un droit négocié;
  • soutient les membres dans l’exercice de leur jugement en matière de SST;
  • continuera de défendre des conditions de travail qui permettent à chacun de rentrer chez soi en santé, jour après jour.

La prévention commence par le respect des travailleurs et de leurs limites.

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