SEPTEMBRE. NOTRE FÊTE DU TRAVAIL.


Bien avant de devenir un simple lundi férié sur le calendrier, la fête du Travail de septembre était déjà une tradition ouvrière partout au Canada.

Dès 1872, des milliers de travailleurs marchent dans les rues de Toronto pour appuyer les typographes en grève qui réclament notamment une réduction de leur semaine de travail. À cette époque, l’action syndicale peut encore mener devant les tribunaux ou en prison.

Le mouvement contribue à faire bouger les choses : la même année, le Parlement canadien adopte une loi qui légalise les syndicats.

Quelques années plus tard, la tradition gagne Montréal.

En septembre 1886, des travailleurs montréalais défilent dans les rues de la ville pour célébrer la fête du Travail.

Et ils ne sont pas là simplement pour célébrer.

Ils marchent par métiers, derrière leurs organisations et leurs bannières. Ils occupent l’espace public pour montrer leur nombre, leur solidarité et leur force collective.

Cette tradition prendra une telle importance qu’en 1894, le Canada fait officiellement du premier lundi de septembre la fête du Travail.

Voilà pourquoi, chez nous, la fête du Travail est en septembre.

Et parmi ceux qui participeront à ces grands défilés montréalais, on retrouve un métier qui nous est particulièrement familier.


Les opérateurs de vapeur.

Au tournant du XXe siècle, la vapeur est au cœur de l’industrialisation. Elle fait fonctionner des équipements toujours plus imposants et les premières grandes machines mécaniques utilisées pour excaver, lever et bâtir.

Avant les pelles hydrauliques.
Avant les chargeuses.
Avant les machines modernes.

Il y avait la vapeur.

Et déjà, ceux qui opéraient les machines s’organisaient.

En septembre 1900, les Stationary Engineers font partie des organisations ouvrières qui prennent part au grand défilé de la fête du Travail à Montréal.

Les décennies passent. La vapeur cède progressivement sa place aux moteurs à combustion, puis à l’hydraulique. Les machines changent. Le métier évolue.


Mais une chose demeure : notre force repose sur notre capacité à nous organiser.

Aujourd’hui encore, le premier lundi de septembre, les chantiers québécois s’arrêtent.

Ce congé n’est pas apparu par hasard.

Il porte avec lui plus d’un siècle d’organisation, de mobilisation et de gains obtenus par les travailleurs qui nous ont précédés.

Des opérateurs de vapeur d’hier aux opérateurs d’aujourd’hui, cette histoire continue.

Bonne fête du Travail à tous nos membres.

Forts. Organisés. Mobilisés. Unis.

Local 791 — depuis 1968.

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