LE LOCAL 791 LANCE UNE PÉTITION EN APPUI AUX INGÉNIEURS DE L’ÉTAT EN GRÈVE : L’INACTION GOUVERNEMENTALE DOIT CESSER, LE CONSEIL DU TRÉSOR DOIT NÉGOCIER DE BONNE FOI.

Le Local 791 est solidaire des ingénieurs de l’État, qui exercent actuellement des moyens de pression légitimes après plus de trois ans sans convention collective.


Soyons clairs.

Les chantiers du Québec ne sont pas paralysés par les ingénieurs. Ils sont paralysés par trois ans d’inaction et de mauvaise foi de la part du gouvernement de la CAQ. Ils sont plus de 1900 à être sans contrat de travail depuis 3 ans.

Pendant plus de trois ans, le gouvernement avait tout le temps nécessaire pour négocier une entente. Pendant plus de trois ans, il avait la responsabilité d’agir avant que le conflit ne s’envenime. Aujourd’hui, les conséquences de son immobilisme sont visibles partout au Québec.

Des chantiers sont ralentis ou carrément paralysés. Selon Radio-Canada ça représente près de 130 chantiers au point mort à cause de l’inaction du gouvernement à tenter d’obtenir une entente avec ses ingénieurs.

Des opérateurs de machinerie lourde, ainsi que des milliers de travailleurs et travailleuses de la construction, assis chez eux par leur inaction. Les citoyens attendent des infrastructures qui n’avancent plus. Les chantiers du Québec ne devraient jamais être pris en otage par l’inaction gouvernementale.

Ce n’est pas une fatalité.

C’est le résultat d’un choix politique.

Les conflits de travail ne tombent pas du ciel. Ils ne sont pas des catastrophes naturelles. Lorsqu’un gouvernement se traîne les pieds pendant plus de trois ans jusqu’à une grève générale illimitée, il doit assumer sa responsabilité.


Joignez votre voix à la nôtre en signant la pétition en ligne au bas de cet article demandant au gouvernement caquiste de négocier de bonne foi avec les ingénieurs de l’État.


Le Local 791 refuse que les ingénieurs de l’État deviennent les boucs émissaires de cette situation. Ils exercent un droit fondamental après des années d’attente. Leur combat est aussi celui de tous les travailleurs qui croient qu’une négociation doit se faire sérieusement, avec un véritable désir d’en arriver à une entente négociée.

Malheureusement, cette façon de gérer les relations de travail semble devenir une habitude. Les négociations s’étirent, les conflits s’enveniment, et les travailleuses et les travailleurs finissent toujours par en payer le prix. La mauvaise foi du gouvernement lorsque vient le temps de négocier, nous la connaissons. On se souvient que le ministre du Travail avait menacé les travailleurs du secteur résidentiel de la construction d’utiliser une loi spéciale pour forcer un retour au travail lors des dernières négociations collectives de la construction.

Alors, après plus de trois ans sans règlement, une question est désormais incontournable : le gouvernement de la CAQ a-t-il réellement l’intention de régler le conflit avec les professionnels du gouvernement ?

Le Local 791 demande au gouvernement de cesser de laisser pourrir cette situation, de donner un véritable mandat de règlement à ses négociateurs et de mettre fin à une impasse qui pénalise autant les ingénieurs de l’État que les travailleurs de la construction et l’ensemble de la population en attente d’infrastructures sécuritaires et adéquatement entretenues.

Le Local 791 invite également ses membres à remplir la pétition électronique préparée pour rappeler à la présidente du Conseil du Trésor qu’un gouvernement est élu pour régler les problèmes, pas pour les laisser s’aggraver et pourrir la situation en se traînant les pieds.


PÉTITION ÉLECTRONIQUE À SIGNER POUR EXIGER QUE LE GOUVERNEMENT NÉGOCIE DE BONNE FOI AVEC LES INGÉNIEURS DE L’ÉTAT APRÈS TROIS ANS DE CONFLIT DE TRAVAIL.

Sera communiqué à la Présidente du Conseil du Trésor
Les informations compilées sont recueillies uniquement à des fins d’organisation interne. Elles ne seront pas partagées à des tiers. Votre nom sera cependant partagé à la présidente du conseil du Trésor pour qu’elle sache que c’est bel et bien vous qui avez signé la pétition.

Parce qu’au bout du compte, ce ne sont pas seulement les ingénieurs qui sont touchés.

Ce sont les travailleurs. Ce sont les chantiers.

Et enfin, c’est le Québec qui paie le prix de trois années d’inaction et de mauvaise foi.

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