PRÉVOIR PLUTÔT QUE SUBIR : POURQUOI LE LOCAL 791 A CHOISI D’ENCADRER LES DEMANDES DE MODIFICATION D’HORAIRE


Soyons clairs.

Les demandes de modification d’horaire sont une demande patronale.

Bien entendu, votre Union ne se réjouit pas de cette autre tentative de rendre encore plus flexibles les horaires de travail. Nous croyons sincèrement que les horaires négociés dans le cadre de la convention devraient suffire à bien baliser le déroulement des chantiers. Les concessions que l’on vous demande sur les chantiers sont déjà nombreuses, et nous croyons que vous faites déjà amplement votre part.

En contrepartie, les grands projets et les chantiers éloignés des grands centres amènent parfois des réalités particulières qui n’étaient pas nécessairement toutes prévues lorsque les dispositions de la convention collective ont été négociées paritairement avec l’ACRGTQ.


Devant cette réalité, nous avions deux choix.

  1. Attendre que ces demandes se présentent et laisser nos travailleurs en subir les conséquences.
  2. Prévoir les choses et nous assurer que, si de telles demandes étaient formulées, elles soient traitées dans le respect des principes déjà contenus dans notre convention collective.

Le porte-parole principal de la partie syndicale au secteur génie civil et voirie, Marc Leclerc, directeur général du Local 791, a choisi la seconde option.

Conscient que ces demandes patronales finiraient tôt ou tard par apparaître, il a insisté lors des négociations dans le secteur génie civil et voirie, à titre de porte-parole principal de la table, pour que l’obligation d’informer l’union majoritaire lorsqu’une demande de modification d’horaire non prévue à la convention collective soit maintenue.

Marc Leclerc, directeur général du Local 791 et porte-parole principal de la partie syndicale en génie civil et voirie :

« On ne se réjouit pas de ces demandes patronales, nous croyons que généralement, c’est la vie de famille et l’équilibre vie-travail plus globalement qui sont affectés par ce genre d’initiative. Mais quand on sait qu’il y a une possibilité qu’elles se présentent sur certains grands chantiers, notre responsabilité est de prévoir plutôt que de réparer. Au Local 791, on préfère encadrer une réalité que de laisser nos membres en subir les conséquences après coup. »

L’objectif n’est pas de créer de nouveaux horaires ni d’accorder davantage de flexibilité aux employeurs.

L’objectif est de s’assurer que, lorsqu’un employeur demande une concession supplémentaire à nos membres, ce sacrifice soit reconnu et que les discussions se déroulent dans l’esprit de la convention collective déjà négociée.

Votre employeur formule une demande de modification d’horaire ? Contactez-nous pour nous en informer.

Parce qu’un membre qui accepte de modifier son horaire, de s’éloigner de sa famille ou de réorganiser sa vie personnelle mérite MIEUX.

Il mérite du respect.

C’est exactement ce que nous sommes allés chercher, et nous nous engageons à continuer le travail.

Notre approche a toujours été la même : lorsqu’une réalité nouvelle apparaît sur les chantiers, nous préférons l’encadrer plutôt que la subir.

François Perreault, directeur adjoint du Local 791 :

« Quand un employeur demande plus de flexibilité, il demande aussi un sacrifice à nos travailleurs. Ce sacrifice-là mérite du respect. C’est exactement pour ça qu’il est important d’avoir une union majoritaire forte sur les chantiers : pour transformer une demande patronale en entente respectueuse des intérêts de nos membres. »


Nous préférons prévoir plutôt que réparer.

Parce qu’une fois les précédents créés et les problèmes installés, il est toujours plus difficile de revenir en arrière.

Au Local 791, nous croyons qu’il vaut mieux être assis à la table lorsque les choses changent que d’être appelés après coup pour en gérer les conséquences.

C’est aussi ça, le rôle d’une Union responsable et à l’avant-garde. Certains revendiqueront peut-être cette avancée dans les relations de travail, mais au Local 791 et plus largement, à la FTQ-Construction, nous savons, et nos membres aussi, que nous avons tracé le chemin vers le respect pour nos membres et plus largement, pour l’ensemble des ouvriers sur les chantiers.

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